Il est temps de nous mettre tous au travail pour modeler un pays dans lequel il serait doux de vivre.

Nous, Albertine Ahmadi et le team des correspondants, avons l’esprit politique, nous ne sommes pas apolitiques.

Nous considérons que la théocratie de Velâyat-e Faghih, la République Islamique d’Iran, est un régime tyrannique, déprédateur et forban.

Nous considérons que chacun est responsable vis-à-vis de lui-même, de la société et de l’État.

Nous considérons qu’une démocratie laïque, dans laquelle l’État et la religion sont séparés, est un énoncé clair pour fonder l’État Iranien. Aucun usage religieux ne saurait être prépondérant dans le fonctionnement de l’État.

Nous reconnaissons que la puissance d’une nation et de ses habitants se mesure par le bien-être de chacun, y compris de ses membres les plus faibles. En Iran, chaque homme et chaque femme doivent être égaux devant la loi. Personne ne devra être discriminé par son sexe, son origine, sa race ou son ethnie; discriminé par sa langue, sa situation sociale, son mode de vie, ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques. Personne n’est au-dessus de la loi.

Nous considérons que la population de l’Iran peut vivre ensemble, respectant chacun dans la diversité. La population de l’Iran doit être consciente des buts communs et de ses responsabilités envers les générations futures.

Nous considérons que la liberté personnelle est inviolable. Chaque Iranien doit pouvoir sans entrave s’instruire, façonner ses opinions, répandre ses idées, oralement et par écrit. Le citoyen iranien doit-être libre de constituer des associations ou de se rassembler, sans arme et sans violence.

Nous considérons que les organes de l’État doivent être acceptés directement par la majorité de la population. Les lois votées, directement par les citoyens, ou indirectement par ses représentants élus, gouvernent la vie des citoyens.

L’acceptation de l’égalité et des libertés de pensée, d’expression et d’action est avant tout un état d’esprit.

De génération en génération, nous, les Iraniens, avons vécu sous la tyrannie d’une dictature et nous avons cultivé une mentalité d’irresponsables. Pour grandir, nous devrions reconnaître nos erreurs et notre manque de maturité sociale et politique.

S’ériger continuellement en victime, pis, se comporter invariablement en martyr des circonstances, est trop facile et lâche. Vivre pour aimer son pays dans sa diversité est difficile, digne et courageux.