Velayat-e Faqih: une théocratie rétrograde

Les dictatures restent au pouvoir parce qu’elles sont soutenues de manière active par certains et de manière inconsciente par d’autres, tandis qu’il y a ceux qui gardent le silence ou qui ne se sentent tout simplement pas concernés.

Ashura Chauvinism
Ayez pitié de la nation qui accueille son nouveau dirigeant avec des trompettes, et le chasse avec des huées, uniquement pour en accueillir un autre avec, à nouveau, des trompettes. (texte: Kh. Gibran)

Carnets d’Iran a été publié aux Editions Monvillage. Depuis, nous continuons à mettre à jour les faits abordés dans le livre sur la situation sociale et politique iranienne.

Nous ne sommes pas un site de «news –infos». Nous essayons d’analyser pourquoi une vieille civilisation telle que la nôtre a peur en permanence, se noie dans l’égoïsme, et paradoxalement, pour cacher son manque de confiance en soi, est arrogant.

En Iran, les hommes naissant sous le joug, et puis nourris et élevés dans le servage, sans se tourner vers le future, se contentent de vivre comme ils sont nés, et ne pensent pas avoir autre bien ni autre droit que ce qu’ils ont trouvé.

En Iran, nous sommes censés lutter pour la démocratie et la liberté d’expression, telles sont nos aspirations, dit-on. Avons-nous un concept à substituer aux régimes despotiques que nous servons depuis des siècles?
La tyrannie théocratique de Velayat-e Faqih se maintiendra aussi longtemps qu’une réalité tangible ne remplacera pas nos rêves. La République islamique shiite n’est pas une création fortuite. Elle est le miroir de la culture politique que les Iraniens considèrent comme acceptable.

À l’extérieur de l’Iran, l’opposition à la tyrannie théocratique ne se fait entendre qu’au travers des vœux pieux et de la propagande des exilés iraniens. Pour mieux connaître le pays, les récits superficiels et patelins de la diaspora iranienne – peu disposée à écouter et à réfléchir – sont trompeurs. Quelle que soit l’approche, propagandiste ou souriante, elle est profondément pernicieuse ; comme l’est le matraquage idéologique des ayatollahs.
La dichotomie répandue, un clergé exécrable vs des citoyens avenants mais abouliques, est simpliste et stérile et ne fait en rien avancer la perception du pays. Les ayatollahs sont certes impitoyables et rusés, mais les citoyens sont complaisants, et surtout enclins à être égocentriques et indulgents face au tissu social corrodé.

La culture du despotisme domestique et de la violence devrait faire place nette à la tolérance et au dialogue si l’on veut que la démocratie puisse donner naissance à un système politique démocratique. Dénoncer la tyrannie, en se fondant sur le hasard du vécu personnel, sans appui collectif et sans structure pérenne, est insuffisant. Ce n’est qu’un début chancelant.

Notre histoire sociale démontre qu’apprendre de nos erreurs passées n’est pas notre fort. L’analyse de notre culture politique, indispensable pour distinguer le vrai du faux, et la dissection de nos croyances réactionnaires peuvent nous permettre de tirer quelques leçons salutaires. Pour l’heure, nous avons tout juste versé une goutte d’eau dans l’océan de résistance à la théocratie.

En Iran, la dictature se maintient par la peur et la corruption, appelé Islam politique.

En Iran, la Révolution de 1979 a conduit à l’éclosion d’un Islam rétrograde, le Velayat-e Faqih, où les grands idéaux de fraternité et de justice sociale se perdirent aisément dans la répression du fondamentalisme islamique et des politiques, au bénéfice de quelques-uns.

Le temps était venu pour une nouvelle révolution en 2009, avec un mécontentement largement répandu envers la République Islamique oppressive. Les citoyens iraniens ordinaires étaient prêts à tout pour renverser les ayatollahs, mais sans idéaux convergents à propos de ce qui arriverait ensuite, ils optèrent pour la sécurité. Après tout, il leur faudrait peut-être continuer à endurer la tyrannie, mais ils disposaient au moins d’une sécurité que leurs voisins avaient perdue depuis longtemps. Anémiés par une ignorance forcée, une crainte des répercussions de l’État et l’histoire des pays voisins, les Iraniens ont des idées fausses sur la démocratie et ce qu’elle pourrait impliquer pour eux.

Les dictatures restent au pouvoir parce qu’elles sont soutenues de manière active par certains et de manière inconsciente par d’autres, tandis qu’il y a ceux qui gardent le silence ou qui ne se sentent tout simplement pas concernés. C’est la situation actuelle en in Iran, où la dictature est entretenue dans un système corrompu de crainte appelé l’Islam Politique (il ne s’agit pas d’une attaque contre l’Islam mais contre l’ignorance imposée par le clergé ou les hommes d’état qui maintient ce système oppressif).

Carnets d’Iran vise l’ensemble de ces questions, ainsi que celles moins évidentes pour le simple observateur, telles que les cercles islamistes qui se servent de la religion pour consolider le pouvoir et l’avidité des lobbys occidentaux qui faussent la démocratie pour servir leurs propres intérêts aux dépens des peuples.

Le blog Carnets d’Iran, Tribune Libre met en lumière les événements récents (qui sinon sont fortement censurés) et les raisons pour lesquelles le pays est progressivement devenu un véritable cauchemar, tant sur le plan social, économique et environnemental que politique.

Carnets d’Iran est écrit par une citoyenne qui tente d’exposer de quelle manière la tyrannie religieuse fait subir un lavage de cerveau à la population et permet des atrocités contre ceux qui osent s’y opposer. Veuillez également visiter la page où sont décrites Nos Considérations, qui expose de quelle façon nous pouvons construire un meilleur Iran si nous ouvrons les yeux, remettons en question les dirigeant actuels, apprenons à être tolérants et à travailler ensemble.

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